Accueil   PDF   Contact 
Accueil 
 Coordonnées du Centre
 Qui sommes-nous ?
 Missions
 Contact
Maladies concernées 
 Cirrhose Biliaire Primitive
 Cholangite Sclérosante Primitive
 Hépatite auto-immune
Centres de Compétence 
 Définition
 Coordonnées des centres
 Répartition des 19 Centres
 Carte des régions
Documents téléchargeables 
 DEMANDES DE GENOTYPAGES
 journée de la CBP
 journée de la CSP
 journée de la lithiase intra-hépatique
 Journée de l'hépatite auto-immune
 journée de la cholestase
Liens 
 Liens utiles
Questions fréquentes 
 FAQ : la Cirrhose Biliaire Primitive

Hôpital Saint Antoine
Service d'Hépatologie
Bât. J. Caroli - 8ème étage
184, rue du Fg Saint Antoine
75571 PARIS CEDEX 12

 
Caratéristiques cliniques et diagnostic
 

L’hépatite auto-immune est plus fréquente chez les femmes que les hommes. Cependant, elle survient dans les deux sexes, touchant tous les groupes ethniques survenant aussi bien dans l’enfance qu’à l’âge adulte.  

L’hépatite auto-immune peut être diagnostiquée dans diverses circonstances. Schématiquement, le diagnostic se pose devant l’élévation fluctuante et chronique de l’activité sérique des transaminases.

L’augmentation sérique des transaminases a été notée parce qu’un examen de sang systématique a été effectué ou parce que certains symptômes ont attiré l’attention, tels qu’une fatigue. Dans 10 à 15% des cas, les patients se présentent avec une atteinte hépatique importante caractérisée par une jaunisse et une augmentation considérable de l’activité sérique des transaminases et un taux de prothrombine bas faisant suspecter une hépatite fulminante.

On apprend aux étudiants et aux spécialistes en formation que l’hépatite auto-immune est un diagnostic d’exclusion mais qui doit être évoqué à chaque fois devant une élévation des transaminases car méconnaître ce diagnostic peut être fatal pour le patient, alors qu’un diagnostic précoce, compte tenu de l’efficacité des corticostéroïdes et des immuno-suppresseurs, entraîne la guérison.

Chez un patient ayant une élévation chronique modérée des transaminases, le diagnostic repose sur les 3 éléments suivants :

1°) il n’existe aucune cause habituelle à cette élévation de transaminases : pas de prise de médicaments, pas de prise de toxiques, pas de maladie virale connue en particulier, les marqueurs des hépatites virales B et C sont absents, il n’y a pas de maladie métabolique génétique (déficit en alpha1 antitrypsine, maladie de Wilson, hémochromatose, …) ;

2°) il existe une élévation des gammaglobulines et en particulier des immunoglobulines G au dessus de 1,2 fois la limite supérieure de la normale du laboratoire. Cependant, dans 10% des cas, cette augmentation n’est pas notée ;

3°) il existe des autoanticorps chez la majorité des patients. Deux faits importants doivent être notés. Ces autoanticorps sont détectés par des méthodes d’immunofluorescence effectuées dans certains laboratoires spécialisés.

Les autoanticorps détectés par immunofluorescence sont les anticorps antinucléaires, les anticorps anti-muscle lisse, les anticorps anti-LKM (ou anticorps anti-liver kidney microsome). La méthode d’immuno-fluorescence détecte également les anticorps anti-mitochondries. Certains anticorps ne sont pas détectés par les méthodes d’immunofluorescence. Autrement dit, certaines techniques particulières doivent être utilisées.

Ces anticorps sont les anticorps dits anti-SLA pour « Soluble Liver Antigen ». Ces anticorps sont détectés par des méthodes Elisa ou de Western Blot. Dans 10% des cas, ces anticorps sont les seuls à être détectés dans les hépatites auto-immunes. Autrement dit, des résultats négatifs par immuno-fluorescence ne signent pas nécessairement l’absence d’hépatite auto-immune.

En fonction de ce type d’anticorps, de l’âge de survenue, il est possible de distinguer 2 grands types d’auto-immune : l’hépatite de type 1 caractérisée par la présence d’anticorps anti-actine, d’anticorps anti-SLA. Ce type d’hépatite auto-immune survient à tout âge mais tout particulièrement chez l’adulte. La réponse au traitement par les corticostéroïdes est très fréquente.

L’hépatite auto-immune de type 2 se caractérise par la présence d’anticorps dirigés contre le réticulum endosplasmique (anticorps anti-liver microsome ou LKM et anticorps anti-liver cytosol). Ce type d’hépatite survient quasi exclusivement chez l’enfant, exceptionnellement après la puberté. La maladie est en général plus sévère et répond moins bien à l’administration de corticostéroïdes et d’immunosuppresseurs.

Si le diagnostic d’hépatite auto-immune n’est pas effectué rapidement, si le diagnostic est tardif, une cirrhose peut s’installer (la cirrhose est un état irréversible du foie caractérisée par une fibrose hépatique importante et une désorganisation de l’architecture qui rend le foie incapable de fonctionner normalement) ou un hépatite grave pouvant entraîner la mort. Dans ces deux situations, la transplantation hépatique devient le seul recours à court ou à long terme.

La biopsie hépatique est un examen essentiel dans le diagnostic de l’hépatite auto-immune, nécessaire pour le diagnostic initial, les lésions sont en effet caractéristiques : elles se situent dans le lobule hépatique, tout autour de l’espace porte et créée ce que l’on appelle une hépatite interface encore appelée piecemeal necrosis. La persistance de l’inflammation dans l’espace porte et dans la zone péri-portale est le seul élément qui permet de juger de la durée du traitement (traitement à vie ou non).

Syndrome apparenté, encore appelé variant syndrome ou overlap syndrome (en français, syndrome de chevauchement). Dix à 15% des cirrhoses biliaires primitives sont associées à des signes évidents d’hépatite autoimmune. La reconnaissance de ces formes est essentielle car leur traitement repose à la fois sur le traitement de la cirrhose biliaire primitive par l’acide ursodésoxycholique  et par le traitement de l’hépatite auto-immune par des corticostéroïdes ou des immuno-suppresseurs.

Les critères diagnostiques de cette variante sont les suivants : en premier lieu, il s’agit des critères principaux d’hépatite auto-immune, à savoir :

1°) élévation de l’activité des transaminases supérieure à 5 fois la limite supérieure de la normale, et ceci malgré un traitement continu par l’acide ursodésoxycholique ;

2) élévation des immuno-globulines supérieure à 20 g/l ou la présence d’anticorps anti-muscle lisse sous la forme d’anticorps antiactines ou d’anticorps antiSLA ;

3) existence d’une hépatite interface caractéristique de l’hépatite auto-immune.

Tous les critères de cirrhose biliaire primitive doivent être réunis, à savoir :

1) un syndrome biochimique de cholestase (élévation des phosphatases alcalines supérieur à 2 fois la limite supérieure de la normale) ;

2) la présence d’anticorps antimitochondries ;

3) l’existence d’une cholangite destructrice lymphocytaire lors d’examen histopathologique du foie. Le plus souvent, les deux maladies s’expriment en même temps. Plus rarement, l’hépatite auto-immune survient quelques mois à plusieurs années après le diagnostic de cirrhose biliaire primitive. Dans ce cas, le diagnostic d’hépatite auto-immune est souvent méconnu, l’évolution étant considérée comme une aggravation de la cirrhose biliaire primitive, justifiable de transplantation hépatique.

L’hépatite auto-immune est associée à une cholangite sclérosante primitive dans 10 à 20% des cas. Cette situation est plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte.

Le diagnostic ne peut être porté que s’il existe, lors de la cholangiographie ou lors de l’IRM des voies biliaires, des lésions fibro-oblitératives visibles.

Cela implique que toute hépatite auto-immune doit avoir dans son bilan initial et lors de son suivi une IRM des voies biliaires. Cette  notion est récente. L’attitude est justifiée car l’IRM des voies biliaires est un examen simple et non invasif, contrairement à la cholangiographie per-endoscopique qui était le seul possible il y a quelques temps


>> Traitement

 Accueil   CBP   CSP   HAI   PDF   Contact 
Retour à l'accueil